Bienvenue en Inde !

Le 15 Septembre 2016, peu avant minuit, j’atterris à Kochi, dans le Kerala, au sud de l’Inde. Après 9 semaines de voyage, ce n’est toutefois pas une destination comme les autres : cette fois-ci, je m’installe ; je suis ici pour bien plus que quelques jours de découvertes superficielles. Des découvertes, j’en ferai certainement pendant mes 4 mois de séjour, mais d’un ordre tout différent de l’émerveillement ressenti en se précipitant à travers les pays d’Asie du Sud-Est, comme le font les backpackeurs modernes. J’envie ceux que j’ai rencontrés en route, mais en même temps, je suis ravie de me poser quelque part, et surtout d’avoir quelque chose à faire.

Sunset sen from 5th floor window, with pink sky and coconut tree forest in the foreground
Vue de ma fenetre

Je suis ici pour un stage dans l’Université Amrita, dont je ne sais pas grand-chose mis à part qu’elle fait de la recherche de pointe dans le domaine de la robotique humanitaire. Moi qui pensais ne pas pouvoir concilier ma passion de la technologie et mon désir de faire quelque chose d’utile pour la société, en particulier pour les plus vulnérables, je m’étais tout de suite sentie attirée par cet endroit. Lorsque les professeurs (deux femmes) du laboratoire d’interaction homme-machine AMMACHI sont venues présenter leur laboratoire à l’école, j’étais convaincue. Des robots, de l’éducation et du “women empowerment” ? Moi qui n’osais même pas rêver de combiner ces passions, elles avaient trouvé de quoi me combler.

Ayant posé pied à terre en Inde avec une heure d’avance sur l’horaire prévu, j’avais le temps de faire du change ; certainement en me faisant arnaquer, mais je n’avais pas le courage de me battre pour quelques francs. J’en ai aussi profité pour m’acheter à manger, l’en-cas donné dans l’avion était plein de viande et étonnamment non échangeable contre quelque chose de végétarien. Je découvre avec plaisir des saveurs épicées, qui m’accompagneront tout au long de mon séjour.

pen drawing of Indian culture,
Premieres impressions de la culture indienne…

Dehors, un homme tient une pancarte « Welcome to AMRITA University ». C’est mon chauffeur de taxi, qui me conduira à toute vitesse à contre-sens sur une autoroute en travaux pendant des dizaines de kilomètres, avant de s’enfoncer dans la partie rurale où se situe l’université. Je contrôle sur notre position sur mon GPS, on arrive bientôt entre les « backwaters » et l’ocean. On devine les vagues à l’extérieur, et la route est bordée de palmiers. Il est près de 4 heures du matin, pourtant, des hommes se promènent nonchalamment sur le bord de la route. Pour eux, c’est le début de la journée.

La responsable des internationaux de l’Université, Snigda, pas très réveillée, m’accueille et me montre ma chambre dans le dortoir des filles de l’ashram. Pour l’instant, je suis seule dans le dortoir de quatre lits, et je n’ai pas encore de matelas. A ce moment, je suis heureuse d’en avoir un petit « de secours » dans mon sac à dos. Quelques heures de sommeil, puis je retrouve Snigda qui me fait une petite visite de l’Ashram. Officiellement, les photos sont interdites, il va falloir que je me remette a la peinture ! Nous prenons le petit déjeuner au Café Western, où on trouve de la nourriture « comme votre genre de nourriture ».

L’ashram, Snigda m’apprend, est le lieu spirituel en l’honneur d’Amma, où vivent les milliers de dévots permanents ou de passage sur le lieu de culte. Le lieu fonctionne entièrement grâce au travail des fidèles, qui effectuent quelques heures de « service désintéressé » par jour. Moi qui pensais arriver sur un simple campus universitaire, je ne m’attendais pas à cette effervescence de fanatiques religieux et d’amateurs de méditation. Je me mettrais pourtant vite dans le bain, les réguliers me présentent leur gourou et se font un plaisir de m’initier à leurs pratiques spirituelles.

Chloe wearing large red trousers and a white tunic with gold linings, holding her travel notebooks
Sur place, je dois acheter des vetements “modestes”

Amma, « the Hugging Saint », est née et a grandi ici. La maison de ses parents a maintenant été transformée en temple. Depuis toute petite, elle éprouvait beaucoup de compassion envers les plus démunis, et malgré le fait que sa famille elle-même soit pauvre, elle donnait toujours à ceux qui étaient dans le besoin. Plus tard, les gens la reconnaissent comme une personnalité spirituelle et non plus comme une folle, et commencent à lui faire un culte. Depuis, elle a créé de nombreuses institutions telles que l’Université, des orphelinats, des centres de soutien d’urgence, etc. Lorsqu’elle est présente à l’ashram, comme c’est le cas quand j’arrive, elle guide la méditation sur la plage, sert des repas et surtout, passe d’innombrables heures à donner le « Darshan », qui est une étreinte à chaque personne qui vient la voir.

Ici, tout prend plus de temps à se mettre en route. Chaque jour, je remplis quelques papiers de plus pour l’administration. Au bout de 3 jours, j’aurai enfin un code pour le wifi, dont la connexion est évidemment plus qu’incertaine. Pour avoir un numéro de téléphone, il faudra que je revienne chercher la carte Sim dans 4 jours. Moi qui espérais mettre à jour ma galerie Instagram le soir même… On n’est plus dans la recherche de performance immédiate comme en Suisse. Moi-même, je me mets dans le bain et je marche lentement, je passe des heures à rester assise en observant les gens passer devant moi, une activité passionnante dans ce lieu multiculturel.

green sprouts in a traz from permaculture garden
Visite du potager en permaculture et du centre de recyclage : le campus est un modele au niveau de la gestion des dechets, avec un objectif Zero dechets

Au sein de l’université tout comme dans l’ashram, un code vestimentaire strict est de rigueur. Epaules et jambes doivent être couvertes, ainsi que la poitrine pour les femmes, dont la forme doit être cachée par un foulard. Les fesses aussi sont de préférence couvertes par une longue tunique. Ayant emporté peu de t-shirts, je fais un tour dans les boutiques de l’ashram pour m’acheter des vêtements de type indien. Les pantalons « éléphant » qui ont rejoint ma garde-robe en Thaïlande sont parfaits pour éviter la chaleur tout en restant respectueux de la tradition. Je profite de la piscine, où il faut conserver le code vestimentaire « modeste ». Le costume de bain est une sorte de large salopette de tissu léger, et évidemment, la piscine n’est pas mixte et a donc des horaires stricts.

Watercolour painting of modest swimsuit in Chloe's notebook
Je ne vais quand meme pas poster une photo de moi en “bikini modeste”, mais vous voyez le concept…

Au niveau de l’hygiène et de la propreté, c’est différent de chez nous en Europe, et il faut s’y faire. Il y a du sable par terre partout à l’extérieur, normal, on est au bord de la mer. Ma chambre est dans un état qui aurait été jugé inacceptable par n’importe quel bailleur en Suisse avec de la poussière de partout et un sol sale, les lits totalement rouillés et de la crasse accumulée depuis des années dans la salle de bains. La chambre est semi-ouverte sur l’extérieur, et si par malheur j’oublie de fermer la fenêtre en partant, des pigeons se font un grand plaisir de se glisser à l’intérieur pour chier sur mes tapis. Au final, on s’y fait vite. Je passe quand même un bon coup d’éponge de partout, et ça va mieux. On s’y habitue.

Chloe showing her Sensirion thermometer displaying 29 degrees celsius, less than 30 for the first time
La premiere fois qu’il fait moins de 30 degres celsius dans ma chambre. Je suis heureuse.

Le plus impressionnant, c’est la différence entre les indiens et les occidentaux. Beaucoup des fidèles « de passage » mangent uniquement au Café Western, et à la fin de leur repas, ils lavent leur vaisselle avec du produit, rincent, puis essuient une première fois. Ensuite, des volontaires passent un deuxième coup de torchon pour être sûrs que la vaisselle soit propre et sèche. Côté indien, on attrape son assiette mouillée dans une grande caisse, on la rince rapidement à l’eau avant d’être servis. A la fin du repas, mangé avec les mains, sans couverts, on va rincer son assiette à l’eau puis on la remet dans la caisse.

Question travail, en voyant les panneaux de mise en garde (“the electrical current can spike and destroy electronic appliances”), je n’ai pas osé brancher mon ordinateur. Les locaux me diront qu’il n’y a pas de danger, donc après 4 jours j’ose brancher mon ordinateur. Pour l’instant, il n’a pas explosé. Mais dans le doute, j’évite de laisser quoi que ce soit à charger lorsque je ne suis pas dans ma chambre. Après avoir reçu des informations au compte-goutte sur l’université et le programme, j’ai une introduction « culturelle », et j’espère bientôt pouvoir rencontrer l’ equipe locale avec qui je vais travailler. En attendant, je me délecte de découvertes spirituelles et énergétiques lors de conversation animées avec les pratiquants.

Ma première impression de ce lieu est un mélange d’émerveillement et de curiosité. Le campus est plongé au milieu de la nature verdoyante, et il y a un effort distinct de protection de l’environnement. Le côté spirituel auquel je ne m’attendais pas du tout m’intrigue, et je comprends que c’est grâce à cela que l’université considère tous ces aspects humanitaires et sociaux négligés par la plupart des grandes universités occidentales. Je me réjouis de voir comment ce sentiment évolue une fois que j’aurai commencé à travailler sur mon projet !

Carnets de Voyages

Après 9 semaines de voyages, je devrais vous faire un résumé de mes péripéties !
En quittant la Suisse, j’avais deux destinations en tête : la Chine, pour un voyage d’études avec ma classe, et l’Inde, pour un stage en université.
Ayant calculé mon empreinte carbone à la COP21 l’année passée, je me suis rendue compte que les voyages en avion avaient un gros impact sur notre planète. J’ai beau manger végétarien et rouler à vélo, l’avion explosait le compteur des émissions de carbone.
Comme je n’avais rien de mieux à faire j’ai décidé de partir à l’aventure et d’essayer d’atteindre ma première destination sans quitter le sol. En prenant le transsibérien, je pourrais même m’arrêter en route pour faire du cheval en Mongolie avec mon amie Audrey.

A travers l’Europe en Bus

C’est ainsi qu’un samedi, fin juillet, je finis de ranger ma chambre à Lausanne et marche tranquillement vers la gare, première destination : Zurich. Je rencontre un ami qui étudie là bas, et on boit un verre de vin en terrasse pour rattraper le temps perdu. Mon premier bus est en retard, mais tant mieux, je suis bien accompagnée !
Mes deux bus suivants (de nuit et de jour) me mènent à Berlin, où j’ai quelques heures pour découvrir la capitale et sa fameuse muraille à vélo. Moins d’une journée de bus plus tard et je suis à Riga, où une amie m’accueille pour 24h. Elle m’explique la culture locale, beaucoup influencée par l’occupation russe, et me conseille aussi les spécialités culinaires. C’est sympa les voyages en bus, on voit le paysage défiler en se rendant compte des distances parcourues. En plus, pouvoir découvrir des villes et  rencontrer des amis en route rend le trajet beaucoup plus sympa qu’un vol en avion !
Depuis Riga, mon dernier bus de nuit en Europe me dépose à Moscou. Maintenant, ce n’est plus aussi facile, il faut décoder les panneaux avec l’alphabet cyrillique ! Je me sens comme un agent secret quand j’arrive à comprendre ce qu’il se passe autour de moi en décryptant cette langue étrangère, pourtant similaire quand on la traduit dans notre propre alphabet.
Je m’accorde deux jours d’exploration à Moscou avant de reprendre la route, ou plutôt, les rails. Juste le temps d’être émerveillée par les trésors d’architecture  de Moscou lors de mes longues balades à travers la ville. Les églises sont toutes plus belles les unes que les autres, et les russes semblent faire beaucoup d’efforts pour que leur ville soit accueillante. J’adore.

Chloe assise devant la Cathedrale de Saint Basile
A la decouverte de Moscou, que je n’aurai pas vue si j’avais pris l’avion.
Watercolour painting of Moscow's Saint Basil Cathedral
Ma premiere aquarelle en voyage, qui intriguera les agents de la frontiere russe
Transsibérien

Il est bientôt temps d’embarquer dans le transsibérien, ma maison roulante pour 5 jours ! Je m’installe avec joie dans ma cabine, tout ce que j’attends, c’est de m’allonger sur mon lit et de rattraper 4 ans d’heures de sommeil. Évidemment, je ne fais pas que de dormir, mais ces “vacances forcées”, où je suis obligée de ne rien faire, me font un bien fou ! J’ai enfin du temps pour moi, pour regarder le paysage et réfléchir à ce que j’aimerais vraiment faire lorsque j’aurai envie de me remettre dans le bain des études ou du travail.

Chloe in a Transsiberian cabin, holding a ukulele, with 3 Russian men in their sixties.
Rencontre avec les locaux dans le Transsiberien

Je rencontre aussi de nombreux locaux qui prennent le train pour aller rendre visite à leur famille ou qui vont faire leurs études à l’autre bout du pays, ainsi que des voyageurs assoiffés d’aventures qui eux prennent le temps de s’arrêter en route. Pour moi, je voulais avoir le plus de temps possible en Mongolie avec Audrey, et je suis heureuse de rester dans mon train pour un trajet direct.

Aventures en Mongolie

Enfin, j’arrive en Mongolie ! J’aperçois quelques yourtes par la fenêtre, et lorsque je descends du train, je suis accueillie par une chaleur accablante et une horde d’hommes hurlant “Taxi ! Taxi!” En Mongolie, toute voiture est un taxi, ça permet aux gens d’arrondir leurs fins de mois. Avec Audrey, on part faire un premier tour de 2 jours autour de la capitale, avant d’assister à un festival de deux jours où on découvre les coutumes locales et les sports traditionnels : courses de chevaux, lutte et tir à l’arc. On est ébahies par un spectacle de danse et de chant, dans lequel tous les rythmes et mouvements semblent inspirés des chevaux sauvages galopant dans les steppes.

Child-rider on Mongolian horse, with gers in the background, , with adult-rider on a horse in front of them pushing them to to finish line.
Course de cheval traditionnelle

Lors de notre deuxième tour, on aperçoit le désert dans le semi-Gobi lors d’une balade en chameau, on se détend dans des sources d’eau chaude et on rencontre des vrais nomades. On monte à cheval sur des montures semi-sauvages, et on galope plus vite que le vent, ces chevaux n’attendent qu’un petit encouragement de notre part avant de repartir à toute vitesse. La sensation de liberté est incroyable. Autour de nous, rien que des plaines verdoyantes à perte de vue, encadrées par des montagnes rocheuses. C’est magnifique, et on regrette déjà le départ de ce pays encore sauvage.

Chloe and Audrey on horses in a green and empty landscape
Les chevaux semi-sauvages de Mongolie, une sensation de liberté grisante.
Bienvenue en Chine

Un train de 24h me conduit de la capitale mongole à la capitale chinoise. À mon arrivée, je suis abasourdie par le bruit, la foule, l’humidité et la pollution. Je me promets de ne pas rester là trop longtemps. Bientôt, je serai assaillie par des petites chinoises qui voudront prendre des photos avec moi. Je les prends aussi en photo, du coup j’ai une énorme collection de photos de chinois.

Chloe posing with two chinese girls
Bonjour la Chine ! Je peux prendre une photo ?

Je découvre la ville et ses petites ruelles pleines de choses bizarres, ses temples et monuments, puis repars à l’aventure après 2 nuits. N’ayant pas réussi à trouver l’entrée de la gare, puis n’ayant pas vu passer l’enregistrement, je rate mon train. Énervée par ces chinois et leur stupide sécurité (il y a des contrôles de passeport et de bagages de partout, et rien n’est indiqué en anglais), je parviens à changer mon billet pour un départ en soirée, qui me fait arriver à 4h du matin. Le train est totalement inconfortable, mais l’aller retour de plusieurs centaines de kilomètres à moins de 10e vaut le coup ! Je passe quelques jours à Datong, où je découvre avec joie des centaines de bouddhas sculptés dans la touche ainsi que le fameux temple suspendu, avant de repartir à Pékin.

Big Buddha in Datong - Yungang Grottoes
Bouddha geant aux grottes Yungang, Dating
Chloe standing in front of the hanging monastery - Xuankong Temple
Le Monastere Suspendu, construit il y a 1500 ans

De retour à Pékin, je rencontre ma classe pour une semaine de voyage d’études. Nous avons un guide qui nous présente toutes les splendeurs de la Chine. D’après lui, chaque endroit qu’il nous montre est le plus grand, le plus beau du pays ou du monde. Nous visitons la  Cité Interdite, la Grande Muraille de Chine, et d’autres trésors historiques (restaurés sans pitié, la conservation ne semble pas faire partie de la culture chinoise). De Pékin, nous prenons le train à grande vitesse de nuit pour aller à Shanghai. Pendant le trajet, notre cabine destinée à accueillir 4 personnes, se transforme et karaoké avec 21 participants. Shanghai, la deuxième plus grande ville de Chine, nous paraît plus confortable, avec son architecture et ses toilettes plus européennes. Depuis Shanghai, nous partons a la visite des petites villes (seulement quelques centaines de miliers d’habitants) touristiques, et visitons quelques entreprises.

Chloe smiling on the Great Wall of China
La Grande Muraille de Chine !
Forbidden Palace watercolour
Une autre aquarelle : la Cite Interdite de Pekin
Shanghai's Skyline at night as seen from the grand Hyatt Vue bar
Shanghai de nuit : resplendissante

Une fois le voyage d’études terminé, je décide d’aller à Guilin pour voir de mes propres yeux ces paysages de carte postale. Je m’étais imaginé un village pittoresque au bord de la rivière, entouré de ces pains de sucres, et j’arrive (par un autre train de 20h) au milieu d’une gigantesque ville bruyante et sale, qui semble avoir que les leur touristes allaient payer pour toutes les attractions une fois sur place. Je rencontre des amis pour une descente de rivière en radeau. Le paysage autour de nous est magnifique, mais l’expérience est gâchée par l’argent extirpé par les opérateurs du tour. On rumine sur ces sacrés chinois, qui ne vont pas voler les touristes mais nous font définitivement payer le prix fort. Le lendemain, on fait une balade en vélo dans ces paysages de rêve. Cette fois, ça nous a coûté 3 fois rien. On se fait arroser par de violentes averses, qui sont une bonne occasion de goûter aux spécialités locales dans une petite maison de thé.
L’heure de quitter la Chine approche, pour avion décolle de Canton, la 3e plus grande ville du pays. Je me perds dans un marché aux herbes médicinales, l’endroit le plus bizarre où je suis allée jusqu’à présent.

Li river seen from a bamboo raft, surrounded by high karst mountains
Croisiere sur la riviere Li en radeau de bambou (en PVC) motorisé
Petite pause en Thailande

Après 8 semaines de voyage, j’embarque dans mon premier avion ! La traversée sans s’envoler de Chine à la Thaïlande, bien que possible en théorie par bateau sur le Mékong, était bien trop risquée pour que je tente l’aventure. J’hésitais entre le sud et les îles pour passer mon brevet de plongée, et le nord et ses montagnes pour me rafraîchir dans la nature. L’appel du “froid” et mes poumons malmenés par la pollution chinoise ont fait balancer mon cœur vers le nord, choix que je ne regrette pas !
J’atteris à Chiang Mai, où le staff thai de mon auberge de jeunesse me prends sous son aile et organise mes vacances. Ça tombe bien, j’avais besoin de repos, la Chine est vraiment fatiguante ! Des activités et sorties sont organisées tous les jours par les voyageurs, et je participe à un cours de cuisine (un délice !), on va plonger depuis les falaises d’une carrière abandonnée transformée en piscine géante, et je vais à la rencontré des éléphants dans un sanctuaire pour ces pachydermes.

Chloe standing in Karen clothing with an elephant at Doi Inthanon Elephant sanctuary
Au Sanctuaire Doi Inthanon, a la rencontre des elephants.

Quelques jours plus tard, les 762 virages d’une route de montagne me conduisent à Pai, une petite ville au milieu des montagnes verdoyantes. Je m’y sens comme à la maison. La météo n’est pas au rendez vous, et sur la liste des 20 attractions touristiques j’en coche une seule. Au programme : yoga, méditation, massages, chasse à la papaye et cuisine. Ici, on se repose, on se détend, et l’ambiance est fantastique. Quant à la nourriture, c’est le paradis. Des cafés hippies aux vendeurs de délices dans les rues, en passant par les restos traditionnels, je veux ramener Pai chez nous. Je passe un fantastique séjour avant de reprendre la route direction Bangkok.
J’ai prévu d’y passer deux jours, tout juste assez pour récupérer mon passeport ! Ma mere l’a envoyé chez l’amie de la maman d’un élève de son école. Avec la chaleur et l’humidité à leur maximum, ou plutôt au mien, je ne pars pas pour de grandes explorations urbaines. A la place je découvre le changement culturel de la “modernisation” dans des gigantesques centres commerciaux frigorifiques et fais un petit tour de bateau sur le fleuve.

Cette petite “pause” de 10 jours m’a fait énormément de bien, mais m’a aussi donné envie d’y rester ! Je suis toutefois excitée d’atteindre ma prochaine destination, l’Inde, où l’université AMRITA m’accueille pour un stage en robotique humanitaire !

Si vous voulez voir où j’en suis de temps en temps, je poste régulièrement des photos sur instagram. Cliquez ici pour voir ma galerie : https://www.instagram.com/chloer.dickson/