De Bons à la Slovénie en stop 👍

De retour de mes 11 mois de voyages, j’étais bien heureuse de retrouver la maison. Mais une fois installée confortablement, j’avais déjà la bougeotte, et ma famille partait faire un voyage à vélo en Écosse. Je pensais essayer de les rejoindre, mais les bus couchette de nuit ayant été supprimés, les 1600km de stop et solo me motivaient moyen. Heureusement pour moi, mon amie Laura, fraîchement diplômée et pas vraiment prête à commencer la vraie vie, était à la recherche d’aventures.

*Mon appareil photo est tombé dans une cascade en Nouvelle Zélande. J’ai réussi à lui sauver la vie, mais il y a des tâches sur les photos depuis !*

Laura et Chloé avec leurs sacs à dos, dans le jardin, tenant une pancarte
On n’avait encore jamais voyagé ensemble, mais on s’est parfaitement entendues pendant cette aventure !

J’avais une seule exigence pour ce voyage : ne pas prendre l’avion. Ayant pris conscience de la pollution engendrée par ce mode de transport et ayant déjà largement dépassé mon quota pour l’année, je voulais me rendre à ma destination d’une manière plus durable. En bus ou train, il y avait plusieurs destinations accessibles, mais quand je lui ai proposé quelques destinations au hasard, Laura a souligné que “la manière la plus durable de voyager, c’est quand même en stop !”
En jetant un coup d’œil à la carte de l’Europe, on élimine les destinations où on est déjà allées, où il fait trop chaud ou trop froid ou trop cher, et on s’arrête sur la Slovénie.

Allez, c’est parti, on va en Slovénie ! La capitale est à environ 800km de chez nous. On traverse le tunnel du Mont Blanc, le nord de l’Italie et on est en Slovénie ! En plus, le pays a quelques 30km de côte, et on se dit qu’on pourrait profiter de ces vacances pour faire bronzette ! Reste à savoir quand on partira : on décide de partir un dimanche pour profiter du traffic du week-end mais quand même avoir une chance de trouver quelque part où dormir en route.

Les préparatifs

Préparatifs, un bien grand mot pour ce qu’on a fait ! Une fois la décision de partir prise, on a vaguement vérifié la disponibilité et le prix des auberges de jeunesse (relativement cher), si le camping sauvage était autorisé (non, en plus il y a des ours) et… c’est tout.
La veille du grand départ, posées à la plage à Lausanne, on a discuté un peu du matériel à emporter et de l’itinéraire.
Arrivées à Bons le soir, on commence à faire nos sacs. Il est tard, on n’a aucune idée de ce qu’on va faire en Slovénie et on se demande : “Et si on n’y allait pas ? On pourrait rester à la maison et photoshopper nos têtes sur des photos typiques pour faire croire qu’on est parties !” L’idée était tentante. Très tentante.

Laura et Chloé lèvent les bras devant un point de vue du Lac de Bled
“Tu sais, sinon, on pourrait photoshopper nos têtes sur des photos de Slovénie et rester ici…” Heureusement qu’on ne l’a pas fait !

Maintenant, soyons sérieuses, est-ce qu’on prend la tente et le réchaud de camping ou non ? On se dit que la tente nous permettrait de dormir “quelque part” si on est coincées en stop, et il y a quelques campings sympa dans le pays. Par contre pour le réchaud, on avait un peu la flemme de porter tout le matos de cuisine, en plus on ne trouvait pas le camping gaz compact. On se décide à emporter la tente mais laisser le réchaud à la maison. Au pire on se fera des picnics, ou comme le suggérait un ami, l’argent qu’on économise au camping on le dépensera au resto !
On découpe une pancarte en carton et on fixe avec des pincettes nos premières destinations écrites au marqueur sur des feuilles blanches. Prêtes pour l’aventure !

Plat vegan et gnocci au restaurant Biro, à Ljubljana
Manger au resto plutôt que de se trimballer un camping gaz, quelle bonne idée !

Le grand départ !

On se lève le matin, et après un petit déjeuner et la préparation de nos sandwiches, on met nos sacs sur le dos et on franchit la porte. Ça y est, on est parties ! Et à pieds.
On marche jusqu’à la sortie du village, on pose nos sacs, on exhibe fièrement notre pancarte “Italie” et on tend le pouce.
Quelques 10 minutes plus tard, un homme dans la soixantaine s’arrête et nous propose de nous conduire jusqu’à l’entrée d’autoroute à Annemasse, à 20 minutes d’ici. Parfait !

Chloe tendant le pouce pour faire de l'autostop à la sortie de Bons, son sac à dos sur le sol
Départ de Bons en stop : “Vous venez d’où comme ça ? – Bah de Bons !”

À Annemasse, on attend à l’entrée d’autoroute, et beaucoup de personnes nous sourient, font coucou, nous ignorent… On rigole bien ! Mais au bout de 15 minutes, on est toujours sur place, et un conducteur nous fait un signe qu’on est pas dans la bonne direction… En effet, cette entrée d’autoroute ne va pas à Chamonix !

Hilares, on remet nos sacs sur le dos, on traverse la route et on se dirige vers la bonne entrée d’autoroute. Il y a des travaux, et on marche 20 minutes avant de trouver un spot dans la bonne direction. Heureusement pour nous, un italien s’arrête au bout de 2 minutes et il va à Chamonix ! En prenant l’entrée d’autoroute, on réalise qu’on aurait pu marcher à travers la zone de travaux plutôt que de prendre la déviation des voitures ! Notre conducteur est un fou du volant, il roule à 160km/h ! De quoi rattraper le temps perdu en marchant : on est à Chamonix en moins de deux.

Laura tenant une pancarte
Magnifique spot à Chamonix ! On a été prises en moins de 5 minutes.

Stop en Italie

De Chamonix, on prend quelques photos et un van de Norvégiens nous conduit en Italie. On s’arrête à midi sur une aire sympa, on se balade et on mange nos sandwiches en discutant de la chance qu’on a eue jusque là. Après s’être reposées, bien motivées, on se place à la station essence à la sortie de l’aire d’autoroute. Et là, c’est la misère. Tout le monde nous ignore et nous passe devant sans nous regarder. Laura fait une recherche rapide sur internet : l’autostop en Italie n’est pas une pratique courante, elle est soit méconnue soit considérée plutôt négativement.

Au bout de près d’une heure, je fais coucou à des français dans une voiture bien chargée. Le conducteur s’approche pour nous demander notre destination. Ils vont en Croatie, et nous proposent de jouer au tetris en s’empilant dans la voiture pour au moins un bout de chemin. On se serre comme on peut, les sacs sur les genoux, et on est reparties ! Les bretons qui nous conduisent sont bien sympathiques, on rigole bien tout le long du trajet même si on crève de chaud dans la petite voiture surchargée.

Chloe et Laura serrées dans une petite voiture de bretons qui nous ont pris en autostop
“Ah qu’est ce qu’on est serrées, au fond de cette boîte !”

On fait quelques recherches pour décider où s’arrêter pour la nuit, et on découvre un lieu près de l’autoroute, avec un camping au bord d’un lac. C’est décidé, on s’arrêtera au lac de Garde !

Une fois déposées à destination, on installe la tente et on se met en maillot pour une baignade bien méritée ! L’endroit est magnifique, et franchement, on s’attendait pas du tout à ça en imaginant notre voyage. Fières d’être arrivées ici, on barbote dans l’eau en s’exclamant sur la beauté de l’endroit et du super déroulement de notre journée.

Port et villa rouge au lac de Garde
On n’a pas pris de photos, mais le lac de Garde était magnifique ! Franchement, qui aurait imaginé qu’on se serait retrouvées là ? Pas nous en tout cas !

Pour fêter ça, on décide de se manger une bonne pizza au restaurant. On est en Italie, on ne va pas repartir sans avoir mangé de pizza ! Après ça, sur la route, on entend de la musique live et on n’a pas de raison pour ne pas s’installer boire un verre et danser un peu. Olé !

Avant de se coucher, comme la dame du camping nous avait dit que la météo annonçait des orages, on met la deuxième couche sur la tente en espérant ne pas mourir de chaud. A 4h du matin on se faire réveiller par des violents coups de tonnerre, de la grosse pluie et un vent violent qui repousse les bords de la tente contre nous. Quelques minutes plus tard, ça s’empire, et on se serre l’une contre l’autre dans la tente en repoussant les bords qui nous attaquent.

Je sors mon ukulele pour chanter la sérénade à l’orage en espérant qu’il se calme, ou au moins qu’il ne nous inonde pas l’intérieur de la tente. Après une heure, ça se calme enfin et on peut se rendormir après avoir essuyé les fuites.
Au matin, les grands-parents du camping passent tous nous demander si tout va bien après cet orage, trop adorables !

Deuxième jour : encore l’Italie

On rejoint assez facilement l’autoroute, mais avec les bouchons, on aurait limite mieux fait d’y aller à pied. La voiture qui nous conduit fait un petit détour, ce qui nous permet de voir un peu la ville.

On sort notre panneau “Venezia” à l’entrée d’autoroute. On ne veut pas aller à Venise, mais comme c’est sur la route et qu’il y a beaucoup de trafic on s’est dit que ce serait un bon point intermédiaire. En effet, rapidement, une voiture de jeunes venus d’Espagne, Danemark et Arabie Saoudite s’arrête pour nous. On fait un bon bout de route avec eux, et on s’arrête à l’heure du picnic sur une aire d’autoroute avant Venise.

Chloe avec un panneau
J’ai eu peur de brûler, en plein soleil à la station de péage, mais on a été prises à temps !

Après cette petite pause, on se place sous le toit de la station essence, mais on se fait virer par un employé au bout de 5 minutes, il paraît qu’on a pas le droit de s’abriter sous le toit. Pendant 45 minutes, on regarde les voitures arriver et repartir. Les seules qui auraient bien voulu nous prendre sont trop chargées, les voitures vides ne s’arrêtent pas pour nous. On commence à désespérer, et quand on voit un gros orage s’approcher on essaie d’élaborer un plan B : s’abriter dans la station service ? Aller parler aux gens ?

Le ciel noircit à vue d’oeil, le vent se lève et on aperçoit des éclairs se rapprochant de nous à une vitesse inquiétante. Quand on sent les premières gouttes, on ramasse nos affaires pour aller se mettre à l’abri, mais un camping car s’arrête pour nous !

Laura se tient appuyée contre un poteau, de dos, in face des voitures sortant du parking à une station service en Italie
Sauvées à la minute près, on n’a pas eu à affronter cet orage inquiétant !

Sauvées à la minute près, on monte à l’arrière au moment où une lourde pluie s’abat sur nous. Nos conducteurs ne vont pas très loin, mais pour nous, tout nous allait plutôt que de rester coincées dans cette maudite station service.
L’orage est violent, la visibilité sur l’autoroute est presque nulle, et les rafales de vent secouent notre camping car. Il pleut tellement que de l’eau entre par les jointures et trempe les sièges du véhicule.

On arrive tant bien que mal à une station service une quarantaine de kilomètres plus loin, et on se réfugie à l’intérieur. Un poil démotivées, on décide de se poser à l’intérieur et de prendre un chocolat chaud, notre panneau posé sur la table, en espérant que quelqu’un nous offre un bout de trajet. On rigole avec des français qui ont une voiture pleine mais nous proposent quelques astuces, puis quand la pluie se calme un peu on se replace à l’extérieur.

Après une longue attente, deux frères italiens, qui se dirigent vers la Croatie, nous proposent de nous conduire jusqu’à Trieste, où on décide de passer la nuit. On arrive en début de soirée, et quand la pluie s’arrête on installe la tente. Le camping est plutôt sympa, il y a même une piscine et un restaurant ! Le soir, on se mange une pizza en planifiant la suite de notre voyage.

Laura et Chloe souriant depuis la tente, portant une baguette et une grappe de tomates au camping de Trieste
Bien installées au camping de Trieste ! Comme on n’a pas emporté de réchaud, on alterne entre restaurants et picnics.

Pause en Italie : Trieste

Une fois à Trieste, on a décidé de passer une journée à visiter plutôt que de directement reprendre la route pour la Slovénie.
C’est une belle découverte, je suis impressionné par l’architecture et l’esthétique des bâtiments anciens, quelque chose qui m’avait manqué en Nouvelle Zélande. On se promène dans les rues piétonnes, et on découvre des ruines au milieu de la ville. On monte au château pour y découvrir un beau point de vue, puis on redescend dans la ville pour manger des spaghettis. L’après-midi, on flâne, puis de retour au camping on se baigne à la piscine. Autant en profiter !

Fontaine composée d'hommes portant un gigantesque coquillage en fae de grands immeubles à Trieste en Italie
On sait pas si elle est importante mais c’est une belle fontaine en tout cas !
amphithéâtre romain à Trieste
Au détour d’une rue, on découvre ces ruines d’un amphithéâtre romain.
Laura et Chloe posant devant le chateau de Trieste
Il fait chaud et beau, c’est sympa Trieste !
Chloe et Laura, de dos, face à la mer à Trieste
Trieste est une ville portuaire, on ne peut pas se baigner dans la mer. Quand on était assises là, à se tartiner de crème solaire, un homme bien habillé, au téléphone s’approche pour nous demander “Je peux vous aider ?”
Le canal de Trieste, magnifique !
Glace tendue devant une jetée à Trieste
“Mieux vaut prendre une glace que de prendre le bus !” devriendra rapidement notre devise au cours de ce voyage en stop !

Bienvenue en Slovénie !

Requinquées par cette pause italienne, on est bien décidées à arriver en Slovénie le jour suivant ! On prend un bus pour sortir de Trieste et on se place sur un arrêt de bus. L’endroit n’est clairement pas optimal, la visibilité est mauvaise et les voitures roulent vite. Malgré cela, un couple de soixantenaires s’arrête pour nous et nous permet de traverser la frontière !
Attentionnés, ils nous déposent à la station de bus de Koper, à une quinzaine de kilomètres de notre première destination en Slovénie. Déterminées à faire du stop en Slovénie, on marche jusqu’à l’entrée d’autoroute, mais après 30 minutes et deux locations qui n’étaient pas vraiment bien, on décide de tester un autre spot près de la route nationale.

C’est midi, et le bord de l’eau est tentant : on change d’avis et on se pose pour pique-niquer au bord de la mer. On est arrivées en Slovénie !
Après notre repas, on s’est résolues à prendre un bus. A 3 euros par personne, on se dit que ça vaut pas la peine d’attendre au soleil dans un endroit qui marche pas pour le stop.

Chloe, de dos avec un panneau
Ca y est, on est arrivées en Slovénie !

Première destination en Slovénie : Piran

La Slovénie a quelques 30km de côte, et on s’est dit qu’on y jetterait bien un œil quand même. C’est l’été, autant aller se baigner et bronzer un peu ! Quand on débarque du bus à Piran, on ne regrette pas : la petite ville est magnifique ! C’est une petit pointe, et de l’extrémité on peut voir l’Italie d’un côté et la Croatie de l’autre. On se prend une glace pour fêter notre arrivée, puis on commence la petite marche qui mène à notre camping, qui n’est pas à Piran même mais à Fiesa.

Une fois la tente installée, on met les maillots de bain et on se jette à l’eau ! On remarque des petites méduses transparentes avec un peu de curiosité et d’appréhension ; il y en a de partout, mais elles n’ont pas l’air bien méchantes. On trouve la baignade encore meilleure quand on pense à combien on a galéré (et eu de chance !) pour y arriver.

Laura et Chloe, en paréo, devant la tente au camping Fiesa à Piran
Fières d’être arrivées en Slovénie en stop ! On installe la tente et direct à la plage !

Le lendemain, c’est visite, baignades, resto et grignotages au bord de l’eau. On trouve un petit marché et on fait le plein de fruits et légumes frais pour une misère. Ce village a de particulier que malgré sa position sur la côte, il n’y a aucune plage à proprement parler. Le bord de mer est aménagé de gros rochers, de pontons et d’escaliers menant à l’eau. Les gens en tenue de ville côtoient les gens en maillot de bain, qui sont parfaitement équipés pour la bronzette : matelas, transats, parasols… Ils ont tout !
Pour notre dernière demie journée, on se baigne puis on loue des stand up paddle pour flotter au dessus de la mer.

Eglise de Piran surplombant la mer
Le chemin qui mène du camping Fiesa à Piran longe la côte, vue sur l’Italie.
Le toits de Piran, vus d'au dessus avec la mer en arrière plan
Piran, picturesque, avec la Croatie de l’autre côté de la mer
Laura avec un picnic de tartines d'avocat et tomates sur une petite nappe rose
Puisqu’on économise sur les transports et le logement, on se fait plaisir sur la nourriture ! Tartines fraîches aux légumes du marché et huile d’olive… on se régale !

De Piran à Ljubljana

Le troisième jour, en début d’après-midi, on décide de prendre le bus pour Portoroz, une ville un peu plus importante à quelques kilomètres de Piran. On repère un spot sur la carte, qu’on rejoint en marchant. Arrivées là, on se rend compte que la visibilité n’est pas très bonne, mais surtout, que les voitures n’ont pas la place de s’arrêter. On décide de tenter le coup pour quelques minutes, et presque immédiatement, un jeune couple s’arrête pour nous ! Ils vont à Ljubljana, mais ont prévu un arrêt en route à Postojna. Après quelques recherches, on se dit que les grottes ont l’air bien sympathiques, et ils nous proposent de nous conduire jusqu’à Ljubljana après la visite.

Postojna cave stalagmites
On accède aux grottes par un petit train, la densité de formations rocheuses est impressionnante !
Stalagtites postojna
Des milliers de petits stalagtites recouvrent le plafond de cette grottec

Ce qu’il y a à voir à Postojna, c’est un système de grottes gigantesque. On peut les visiter en prenant un petit train à l’intérieur des grottes ! Une fois arrivées, on remarque que c’est très touristique. Des centaines de personnes entrent dans les grottes chaque heure, et on fera la visite parmi un grand groupe de touristes. Malgré cela, on est épatées par la taille des grottes et la densité de stalactites, stalagmites et autres formations rocheuses.
Après la visite, on retrouve le jeune couple, qui nous propose (ou nous emmènera de toute façon) voir un charmant château installé dans une grotte sur le bord d’une falaise.

Chateau dans la falaise près de Postojna
Petits arrêts innatendus sur la route : on n’avait pas prévu de passer à Postojna, mais on a adoré la visite !

Deuxième destination : Ljubljana

A Ljubljana, on a réservé une auberge de jeunesse. Quitte à être dans une capitale, autant être proche du centre ! Notre voiture nous dépose au sud du centre et on traverse la ville à pied pour trouver notre auberge au nord. La ville est charmante, le fleuve qui la traverse apporte un peu de fraîcheur et une ambiance bien sympathique. On passe la journée suivante à Ljubljana, et on marche d’un bout à l’autre de la ville, découvrant l’architecture, les petites boutiques design, les parcs…

Le jour d’après, on prévoit de partir en début d’après-midi. C’est dimanche, et le marché central n’est pas ouvert mais une brocante d’antiquités a lieu le long du fleuve. On découvres des objets de l’ancienne Yougoslavie, des petites bricoles… Après cette balade on mange dans un snack bio et on reprend la route !

Laura fait un câlin à la carte de Ljubljana
Ljubljana est une petite capitale de 250 000 habitants. La majorité du centre est piétonne et on parvient à se déplacer à pied sans peine.
Au centre de Ljubljana, un petit château sur la colline.
post office Ljubljana
Les bâtiments sont beaux, y compris celui de la Poste !
Calvin and Hobbes à Ljubljana
Dans un parc et dispersées autour de Ljubljana, des petites stations de lecture permettent de se reposer à l’ombre d’un arbre, dans un transat.
Laura avec des jumelles vintage
On trouve de bien curieuses choses à la brocante !

De Ljubljana à Bled

Pour sortir de Ljubljana, on repère un spot où les routes du centre-ville rejoignent la grande route puis l’autoroute de Ljubljana à Bled. On marche jusque là, puis on se rend compte que la majorité de la circulation se trouve sur la route venant du sud. On se déplace sur le terre plein central de cette route là, juste avant le feu rouge. En moins de deux minutes, une voiture décapotable occupée par un jeune couple Slovène s’arrête et nous propose de nous conduire jusqu’à notre destination  !

C’est la première fois que des Slovènes nous prennent en stop. Ils reviennent de 3 ans à l’étranger, et on discute de leur culture, du travail et des paysages. Cet échange nous permet d’en découvrir plus sur le pays ! On roule sur la nationale plutôt que l’autoroute, ce qui nous permet de voir plus de paysage. Les montagnes ressemblent beaucoup à celles de la Suisse, on se croirait chez nous !
Notre conducteur habite près du camping et fait un petit détour pour nous y conduire. Encore mieux que le bus !

Troisième destination en Slovénie : Bled

Le lac de Bled est une grosse destination touristique, autant pour les étrangers que les locaux qui cherchent à s’échapper de la capitale quand il fait chaud. Le camping est situé au bord du lac, il est vaste et entouré de forêt. On s’installe et on va se baigner dans l’eau fraîche.

Baigneuse devant l'île du lac de Bled au camping
On fait presque tous nos repas au bord de l’eau. Il fait frais à Bled. Nous, on est en pull, mais une courageuse se jette à l’eau au coucher du soleil.

Le lendemain, on grimpe aux points de vue sur le lac et sa petite île si particulière. Laura gambade, mais moi je suis épuisée.

L’après-midi, on décide d’aller voir les gorges de Vintgar, à 5km de là. C’est pas si loin mais on a déjà bien marché aujourd’hui et si on ne prend pas le bus, on économise assez d’argent pour s’offrir un petit gâteau à la crème, la spécialité locale. Une famille belge nous conduit aux gorges, on rigole bien avec eux. Au retour, même pas le temps de les attendre, un couple hollandais nous conduit avant que la famille ne finisse sa balade. Une fois à Bled, on mange du fast food sur une terrasse étonnament classe, puis on va  goûter le gâteau à la crème renommé.

Lac Bled vu de Mala Osojnica
Les points de vue se méritent ! La randonnée nous a bien fait transpirer, mais la vue en valait la peine !
Vintgar gorges
Un peu de fraîcheur aux gorges de Vintgar

Pour notre dernier jour, on loue encore une fois des stand up paddle pour faire le tour de l’île, puis on se pose sur l’herbe au bord du lac. Je joue du ukulele et une petite fille adorable crie “Bravo ! Encore !”. Au moment où on décide de partir, ses parents remarquent qu’on veut aller à Ljubljana et nous proposent de nous conduire !

Le retour

A Ljubljana, lorsqu’on revient, il fait extrêmement chaud. On se fait déposer au jardin botanique, puis on remonte au centre et on se pose à une terrasse pour boire un cocktail pour célébrer notre incroyable voyage. Le soir, on prend un bus de nuit pour Milan où on passe une nuit, puis le lendemain on prend un covoiturage pour rentrer à Genève. Le stop, c’était bien sympa pour venir, mais on a bien compris qu’en Italie, c’était pas si facile que ça !

Milano

Puisqu’on doit transiter par Milan, on a décidé d’y passer une journée pour visiter et faire du shopping ! On arrive très tôt, mais il fait déjà chaud. On passe poser nos sacs à l’auberge de jeunesse, on se change, fait une petite sieste et prend le petit déjeuner.
Une fois requinquées, on part explorer les lieux cultes de la capitale de la mode. On a plein de petits points sur la carte, et on veut tout voir ! En milieu de journée, il fait extrêmement chaud : plus de 36 degrés ! On rentre faire une petite sieste, mais on s’endort jusqu’au soir. Quand on sort, il fait toujours bien trop chaud. Heureusement qu’on est pas sorties avant !

Gallerie à Milan
Les boutiques chic pullulent à Milan, où tout le monde semble bien s’habiller. On a trouvé des petites boutiques pour acheter des robes “Made in Italy” pour faire comme les locaux !
Laura souriant devant le Duomo avec un pigeon volant par dessus sa tête
Laura se fait parfaitement photobomber par un pigeon devant le Duomo. La place était bien trop touristique, et des hommes jettaient des graines aux pigeons devant nous pour réclamer des sous. Infernal.
Laura devant la Scala
Au théâtre de la Scala. On a testé une expérience immersive de visite avec les lunettes de réalité virtuelle, j’ai adoré !
I found L.O.V.E. in Milano
Pas une photo de vacances typique… Une statue intitulée L.O.V.E. en face de la bourse de Milan

Au quartier Naviglio, on découvre le concept Milanais d’apéro. Au bord du canal, plusieurs cafés proposent l’aperitivo : avec son cocktail, on a accès à un buffet illimité de légumes marinés, foccacia, pâtes… Un vrai festin ! On se fait plaisir, heureuses d’avoir découvert cette coutume sur la route.

canal naviglio
Oui, un canal à Milan, qui procure de la fraîcheur à ces rues chaleureuses du quartier Naviglio !

Le lendemain, on se lève tôt pour éviter la chaleur, et on repart visiter le Duomo et la Scala et quelques autres quartiers. Après midi, on se rend à la gare centrale ou notre chauffeur de covoiturage nous attend, et c’est parti pour quatre heures de route de Milan à chez nous ! Cette fois ci on est certaines d’arriver à destination 🙂

Et nous voilà rentrées d’un incroyable voyage dont je retiendrai notre devise : “Mieux vaut se prendre une glace que de prendre le bus !”.
Comme quoi, on peut voyager avec peu d’argent en faisant confiance aux gens, mais on peut aussi se faire plaisir en réinvestissant cet argent dans de la bonne nourriture. On peut essayer de sauver la planète en évitant de prendre l’avion, et en plus on découvre des endroits sympa en route ! J’ai beau avoir fait des dizaines de voyages, celui-ci était particulièrement incroyable !

One thought on “De Bons à la Slovénie en stop 👍”

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